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Pietra, 30 ans : l'histoire d'une bière corse qui a changé l'île
13 juil. 2026

Pietra, 30 ans : l'histoire d'une bière corse qui a changé l'île

CARNETS TAFANELLI | ARTISANS CORSES

Pietra, 30 ans : l'histoire d'une bière corse qui a changé l'île

En 2026, la brasserie Pietra fête ses trente ans. Trente ans de bière corse à la farine de châtaigne, de traversées du désert commerciales, de reconnaissances progressives, de transmission familiale entre deux générations Sialelli. Trente ans qui ont fait d'une intuition prise à un comptoir de concert en 1992 l'une des marques corses contemporaines les plus emblématiques. Voici le récit complet de cette aventure, et une nouvelle que nous tenions à vous partager en fin d'article.

Une marque devenue patrimoine corse

Il y a des marques qui, à un moment donné, ne sont plus seulement des entreprises. Elles deviennent des repères culturels. Elles s'inscrivent dans un paysage collectif, elles s'invitent dans les repas de famille, elles occupent une place dans la mémoire d'une île. Pietra fait partie de celles-là.

Il est aujourd'hui difficile d'imaginer une paillote corse un soir d'été sans une Pietra ambrée posée sur la table. Un match du Sporting Club de Bastia sans une Colomba à la mi-temps. Une virée dans un village de l'intérieur sans qu'une bouteille de Serena apparaisse à la deuxième tournée. En trente ans, Pietra est passée du statut de curiosité artisanale à celui de compagnon quotidien de la Corse contemporaine.

Aujourd'hui, quand on parle de bière corse, personne ne demande plus si ça existe. Ça, c'est le pari gagné.

Voici l'histoire de cette réussite, racontée à travers les mots de Hugo Sialelli, l'actuel directeur, fils des fondateurs, entré officiellement dans l'entreprise il y a huit ans et à sa tête depuis quatre. Une histoire qui commence, comme souvent en Corse, par une phrase prononcée à voix haute à un comptoir, un soir d'été 1992.

1992 : l'idée née au comptoir d'un concert

Nous sommes en été 1992. Un concert quelque part en Corse. Une femme s'accoude au bar et demande une bière. Elle voudrait quelque chose de local, une bière d'ici, une bière corse. Le patron sourit, hausse les épaules : ça n'existe pas.

Cette femme, c'est Armelle Sialelli. À côté d'elle, son mari Dominique. Et cette phrase, cette absence de bière corse, va allumer chez eux une idée qu'ils ne lâcheront plus.

« Sous le ton de la macagna »

Comme le raconte aujourd'hui leur fils Hugo, l'idée est née « un peu sous le ton de la macagna », cette forme d'humour corse qui mélange l'ironie et la provocation douce. Une plaisanterie, presque un défi lancé à haute voix. Mais dans cette plaisanterie, il y a déjà l'intuition d'un vide dans le paysage économique et culturel corse.

Car en 1992, la Corse est une île de vin. Elle produit des vins d'exception, elle produit des liqueurs artisanales, elle produit des eaux-de-vie. Mais elle ne produit pas de bière. La bière, dans l'imaginaire collectif, appartient à d'autres territoires : la Belgique, l'Allemagne, l'Alsace, la République tchèque.

Une idée qui va mûrir quatre ans

Entre l'intuition de 1992 et la fondation de la brasserie en 1996, il va s'écouler quatre années de maturation. Quatre années pendant lesquelles Armelle et Dominique Sialelli étudient, se documentent, testent, imaginent ce que pourrait être une bière véritablement corse. Une bière qui ne se contente pas d'être fabriquée en Corse. Une bière qui vient de Corse. Une bière qui a un ancrage, une origine, une identité territoriale forte.

C'est pendant ces quatre années que va émerger l'idée qui changera tout : intégrer un ingrédient corse par excellence, la farine de châtaigne, à la recette même de la bière. Un geste à la fois technique et symbolique, qui va donner à Pietra son caractère singulier, immédiatement reconnaissable, et l'inscrire dans une longue histoire culturelle.

1996 : Armelle et Dominique Sialelli lancent Pietra

En 1996, l'entreprise est officiellement fondée. Armelle et Dominique Sialelli s'installent en Haute-Corse et commencent à produire leur bière selon la recette qu'ils ont mise au point. Une bière ambrée, robuste, aromatique, avec cette note distinctive de châtaigne qui la sépare immédiatement de toutes les bières européennes existantes.

Le nom choisi est Pietra, qui signifie pierre en corse. Un nom qui sonne comme un socle, comme une fondation, comme un ancrage minéral dans le territoire. Un nom qui rappelle aussi les pierres des vieux villages, les murs de granit et de schiste des maisons corses, la géologie particulière de l'île.

Une entreprise familiale à ses débuts

La structure est modeste au départ. Armelle et Dominique portent le projet à la force du bras. Ils vont sur les marchés, dans les foires, dans les épiceries de village pour expliquer ce qu'est leur bière, faire déguster, convaincre. Le fils Hugo, encore adolescent puis étudiant, met la main à la pâte pendant les vacances scolaires. Il raconte aujourd'hui avoir « fait ses premières saisons ici, en mettant des bouteilles dans des cartons, des cartons sur des palettes, des palettes dans des camions ». Un apprentissage par l'atelier, à l'ancienne, dans la lignée des transmissions familiales corses.

Le premier pari : convaincre la Corse

Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, le premier obstacle à surmonter pour Pietra n'est pas de convaincre le continent. C'est de convaincre la Corse elle-même. Sur une île où la culture de la bière est encore embryonnaire au milieu des années 1990, où le vin domine, où les habitudes de consommation sont ancrées dans d'autres traditions, il faut faire un travail d'éducation, de démonstration, de conviction.

Comme le résume Hugo Sialelli, « la Corse n'était pas un territoire de bière, donc il fallait à la fois convaincre le consommateur que c'était un bon produit, et en même temps réussir à donner une définition de la bière corse ». C'est cette double mission, technique et culturelle, qui va occuper les fondateurs pendant plus d'une décennie.

La farine de châtaigne, geste fondateur

Le choix de la farine de châtaigne comme ingrédient distinctif de Pietra n'est ni un caprice ni un simple argument marketing. C'est un geste culturel profondément corse, qui puise dans une histoire agricole et alimentaire millénaire.

La châtaigne, arbre à pain de la Corse

Pendant des siècles, la châtaigne a été appelée en Corse « l'arbre à pain ». Sa farine servait à faire le pulenda, plat de base de nombreuses régions de l'île, notamment la Castagniccia (dont le nom vient précisément de la châtaigne). Elle nourrissait les hommes et les cochons noirs qui donnaient ensuite le prisuttu, la coppa, le lonzu et le figatelli. Elle était au cœur de l'économie agricole corse jusqu'à ce que la modernisation la relègue progressivement au rang de produit patrimonial.

En choisissant la farine de châtaigne comme signature de leur bière, Armelle et Dominique Sialelli faisaient donc plus qu'un choix de recette. Ils reconnectaient une boisson moderne à une matière première ancestrale de l'île, ils réinscrivaient l'artisanat brassicole dans une continuité culturelle plus large.

Une boisson millénaire réinterprétée

Comme le rappelle Hugo Sialelli, « la bière est la plus vieille boisson de l'histoire. On trouve des traces de bière en Mésopotamie il y a plus de 5 000 ans ». C'était la manière qu'avait trouvée chaque cité antique de conserver à la fois l'eau et les céréales : mettre des céréales dans de l'eau, laisser les levures présentes sur les céréales fermenter, obtenir cette mixture aux vertus nutritives et hygiéniques.

Reprendre cette technique millénaire en substituant partiellement les céréales traditionnelles par de la farine de châtaigne corse, c'est réinventer un geste ancestral avec les moyens d'un territoire spécifique. C'est cette fidélité à la fois à la tradition mondiale et à l'identité locale qui va, au fil des années, donner à Pietra une profondeur symbolique que peu de marques corses ont su construire.

La châtaigne, en Corse, ce n'est pas un ingrédient. C'est une mémoire. Introduire cette mémoire dans une boisson moderne, c'était faire un geste politique au sens noble du terme : celui d'inscrire l'artisanat contemporain dans une lignée qui remonte à des siècles avant nous.

La traversée du désert des premières années

Malgré la beauté du geste et la solidité de l'intuition, les premières années de Pietra sont ce qu'Hugo Sialelli appelle sans détour « une véritable traversée du désert ».

Marchés, foires, épiceries de village

Armelle et Dominique Sialelli vont expliquer, encore et encore, ce qu'est leur produit. Ils vont sur les marchés d'Ajaccio, sur les foires de Balagne, dans les épiceries de village du Cap Corse et de la Castagniccia. À chaque fois, il faut recommencer le travail pédagogique : expliquer la recette, faire déguster, casser les préjugés sur la bière comme boisson non-corse.

C'est un travail de fourmi commerciale qui aurait découragé beaucoup de fondateurs. Mais les Sialelli tiennent bon, portés par la conviction intime que leur produit est bon, que l'idée est juste, que le marché finira par mûrir.

Le paradoxe du pionnier

Ce que vivent les Sialelli à la fin des années 1990, c'est le paradoxe classique du pionnier. Ils ont raison trop tôt. Le marché de la bière artisanale, qui explosera en France dans les années 2010, n'existe pas encore. Les consommateurs ne cherchent pas de bière régionale singulière : ils achètent leur pack de 24 dans les grandes surfaces, à peu près sans distinction.

Mais c'est précisément parce que les Sialelli tiennent bon pendant ces années difficiles qu'ils vont pouvoir, quand la vague arrive enfin, la surfer en position dominante. « Le fait qu'on soit là depuis déjà plus de 15 ans a permis d'être portés par cette vague », résume Hugo Sialelli avec le recul.

La conviction familiale comme moteur

Sans doute que cette période aurait tué un projet d'entreprise classique, avec des investisseurs pressés et des objectifs trimestriels. Mais Pietra est une entreprise familiale corse, portée par un couple habitant l'île et prêt à mettre le temps qu'il faudrait. C'est cette temporalité longue, cet ancrage familial, cette absence de pression court-termiste qui va sauver le projet dans ses années les plus dures. Une leçon qui vaut au-delà du brassicole : les grandes marques corses contemporaines sont presque toutes des marques familiales, patientes, ancrées, qui ont refusé le raccourci.

L'ancrage national et international

Au tournant des années 2010, tout change. Le marché de la bière évolue en France comme partout en Europe. Les consommateurs découvrent la bière artisanale, la bière régionale, la bière de caractère. Les micro-brasseries se multiplient. Les rayons des supermarchés s'ouvrent à des références plus variées.

Une vague qui porte Pietra

Pietra, présente depuis quinze ans sur son territoire avec un produit singulier, est parfaitement positionnée pour profiter de cette évolution. La marque bénéficie de l'ancienneté, de la crédibilité, de la connaissance produit, du réseau commercial patiemment construit. Elle est déjà connue et respectée par les amateurs de bière artisanale français, qui la rangent volontiers parmi les références régionales majeures aux côtés des grandes brasseries alsaciennes ou nordistes.

Une distribution qui s'élargit

La distribution s'élargit. Pietra apparaît dans les rayons des grandes surfaces continentales, dans les bars à bière parisiens, dans les épiceries fines dédiées aux produits régionaux. Elle passe progressivement du statut de bière touristique ramenée dans les valises des estivants à celui de bière artisanale respectée commandée toute l'année par des amateurs éclairés.

Le rayonnement international

À l'international, Pietra commence également à se faire une place. Concours brassicoles internationaux, exportations vers les marchés belges, allemands, italiens, japonais même. La marque devient un ambassadeur discret mais efficace de l'artisanat corse contemporain, aux côtés des vins de Patrimonio, des charcuteries AOC et de la coppa. Chaque Pietra vendue à l'étranger porte avec elle un morceau de récit corse.

Comme le résume Hugo Sialelli avec fierté, « je pense qu'on peut être fiers d'une résonance en Corse et ailleurs ».

La transmission à Hugo Sialelli

Il y a huit ans, Hugo Sialelli fait officiellement son entrée dans l'entreprise familiale. Il y a quatre ans, il en prend la direction. Une transmission générationnelle qui se fait lentement, en douceur, sans rupture brutale.

Né dans l'entreprise

Comme il le raconte, il est « un peu né dans l'entreprise ». Ses premières saisons chez Pietra remontent à son adolescence. Il a vu ses parents lutter pendant la traversée du désert, il a vu la marque décoller, il a vu la brasserie grandir, embaucher, se professionnaliser. Cette immersion précoce lui donne une connaissance intime du produit et de l'entreprise qu'aucun MBA ne pourrait remplacer.

Une transmission lente et intentionnelle

« On a décidé de faire une transmission assez lentement, parce que mes parents sont encore là », précise-t-il. Cette manière de faire, respectueuse et non pressée, contraste avec les transitions brutales qui frappent tant d'entreprises familiales. Elle témoigne d'une intelligence relationnelle et d'un respect intergénérationnel qui font la force spécifique de certaines aventures familiales corses. Les fondateurs ne partent pas. Ils accompagnent. Ils transmettent. Ils continuent à mettre la main à la pâte tant qu'ils le peuvent.

Un projet à long terme

Cette transmission n'est pas qu'un transfert de pouvoir. C'est un pacte de continuité. « J'espère qu'on sera vraiment dans cette entreprise le plus longtemps possible ensemble », dit Hugo. Une phrase qui, dans l'univers cynique de l'entreprise contemporaine, sonne comme une déclaration d'attachement rare. Un père et un fils qui souhaitent continuer à travailler côte à côte pour porter ensemble la marque qu'ils ont créée. C'est cela, la vraie transmission corse : pas une succession, mais une collaboration prolongée.

Furiani, un site 100 % corse

Le site industriel de Pietra se trouve à Furiani, dans la banlieue sud de Bastia, en Haute-Corse. Un choix géographique qui a une signification profonde.

Une brasserie sur ses terres

Furiani, c'est la Marana, la plaine entre Bastia et Biguglia. Une région industrielle historique de la Corse, où se concentrent depuis longtemps une partie des activités de transformation, d'entreposage et de distribution de l'île. Choisir Furiani, c'est ancrer Pietra dans le tissu économique concret de la Haute-Corse, à proximité du port de Bastia (par lequel transitent la plupart des exportations), à proximité de l'aéroport de Poretta, à proximité du bassin de main-d'œuvre bastiais.

100 % de la production sur place

Ce qui distingue Pietra de nombreuses marques régionales contemporaines, c'est que 100 % de la production a lieu ici. La marque n'a pas cédé à la tentation de sous-traiter tout ou partie de sa production à des brasseries continentales pour réduire les coûts logistiques. Elle a fait le choix, coûteux mais fidèle, de tout faire sur son site corse, avec ses équipes, avec ses installations, avec sa maîtrise technique propre.

Comme le dit Hugo Sialelli, « on essaie d'être une grande famille, toujours en produisant 100 % de nos bières ici ».

Une quarantaine de salariés, une ambiance familiale

La brasserie compte aujourd'hui une quarantaine de salariés, un chiffre qui témoigne à la fois de la réussite du projet et de sa mesure. Ce n'est pas une multinationale. C'est une entreprise à taille humaine, capable de garder une culture interne cohérente, une exigence produit constante, une relation directe entre la direction et les équipes.

Certains salariés sont là depuis les trente ans de l'entreprise. D'autres ont rejoint récemment. Cette mixité entre anciens et nouveaux, entre mémoire et énergies fraîches, est l'un des atouts que Pietra cultive intentionnellement.

Les défis de l'insularité et la plaque France 2030

Produire de la bière sur une île comme la Corse en 2026 n'est pas un long fleuve tranquille. Pietra doit faire face à des contraintes spécifiques qui ne se posent pas de la même manière à ses concurrentes continentales.

Réchauffement climatique et stress hydrique

Le premier défi est celui du changement climatique. Les températures plus élevées, la raréfaction des précipitations, le stress hydrique estival compliquent la production. La bière est une boisson qui demande beaucoup d'eau (au-delà de l'eau qu'elle contient, il faut de l'eau pour le nettoyage, pour le refroidissement, pour les étapes techniques). Sur une île où l'eau se fait de plus en plus précieuse chaque été, cette contrainte devient centrale.

Contraintes d'approvisionnement

Le deuxième défi est celui de l'approvisionnement. Malt, houblon, farine de châtaigne, matières premières diverses : sur une île, tout arrive par bateau ou par avion, avec des coûts logistiques et des délais qui n'existent pas pour un brasseur alsacien ou belge. Pietra doit anticiper davantage, stocker davantage, gérer davantage de complexité qu'un concurrent continental de taille comparable.

La plaque France 2030 pour le récupérateur de CO2

Face à ces contraintes, la brasserie n'a pas choisi la voie du renoncement, mais celle de l'innovation. En 2025, Pietra a reçu la plaque France 2030, une distinction accordée par l'État aux entreprises engagées dans des projets industriels jugés innovants et durables. La distinction concerne un projet précis : le récupérateur de CO2.

Comme l'explique Hugo Sialelli, « on a besoin de CO2 dans la bière. D'un côté, on va en produire. De l'autre, on va en consommer. Et on s'est dit qu'on allait essayer de le récupérer ». Autrement dit : au lieu de laisser s'échapper le CO2 produit pendant la fermentation, puis d'en importer du continent pour les étapes qui en demandent, Pietra a mis au point un dispositif pour récupérer et réutiliser son propre CO2 en boucle. Une économie circulaire miniature, adaptée aux contraintes de l'insularité.

Frugalité, autonomie, décarbonation

Le récupérateur de CO2 n'est pas un geste isolé. Il s'inscrit dans une stratégie industrielle en trois piliers que Hugo Sialelli explicite volontiers.

Pilier 1 : la frugalité

La frugalité, c'est « consommer peu d'énergie et peu d'eau pour produire de la bière ». Un principe simple à énoncer mais exigeant à appliquer. Chaque étape technique est repensée pour réduire la consommation énergétique. Chaque circuit d'eau est optimisé pour recycler ce qui peut l'être. La frugalité n'est pas seulement une posture écologique. C'est une discipline industrielle qui améliore aussi la rentabilité à long terme.

Pilier 2 : l'autonomie

L'autonomie découle directement de l'insularité. « L'insularité nous pousse à être autonomes sur l'électricité ou le CO2, à être maîtres de la manière dont on va consommer nos énergies », explique Hugo Sialelli. Ne pas dépendre d'un continent qui peut être coupé par une grève portuaire, une tempête ou une crise. Développer sur place les compétences, les infrastructures, les processus qui permettent de tenir sans le continent pendant plusieurs semaines si nécessaire.

Pilier 3 : la décarbonation

La décarbonation, c'est « être le plus propre possible pour le territoire dans lequel on est ». Réduire les émissions de gaz à effet de serre à chaque étape. Choisir des fournisseurs à faible empreinte carbone. Optimiser les circuits logistiques. La décarbonation n'est pas seulement une contrainte réglementaire à venir. C'est une éthique du territoire : produire de la bière sur une île magnifique implique de ne pas contribuer à sa dégradation.

Frugalité, autonomie, décarbonation : ces trois mots pourraient être ceux d'une entreprise contemporaine engagée. Ils sont surtout ceux d'une entreprise corse qui a compris que l'insularité, loin d'être une contrainte, est un accélérateur d'innovation. Quand on n'a pas d'autre choix que d'inventer, on invente. Pietra le fait depuis trente ans.

Rendez-vous imminent : notre édition spéciale Pietra x TAFANELLI

Voilà, l'histoire complète des trente ans de Pietra. Il nous restait une dernière chose à vous partager, et pas des moindres.

Chez TAFANELLI, nous préparons actuellement une édition spéciale en collaboration avec la brasserie Pietra pour célébrer ces trente ans.

Une collaboration entre deux marques corses contemporaines

Nous n'avons pas encore dévoilé les détails, mais nous pouvons vous dire que cette édition sera dessinée à la main, éditée en série strictement limitée, et qu'elle sera portée par la même exigence artisanale qui caractérise nos deux marques depuis leur origine. Une pièce qui célèbre à la fois les trente ans de Pietra et la conviction commune que la Corse contemporaine, quand elle prend la parole avec ses propres artistes et ses propres artisans, produit des objets qui n'existent nulle part ailleurs.

Une date à retenir

La date officielle de lancement sera communiquée très prochainement sur notre newsletter et notre compte Instagram. Nous vous invitons vivement à vous inscrire à notre newsletter depuis tafanelli.fr pour être prévenus en avant-première et bénéficier d'une priorité d'accès sur la série, qui sera par nature très limitée.

Un hommage à trente ans d'aventure corse

Cette collaboration nous tient particulièrement à cœur. Pietra a ouvert la voie à toute une génération d'entrepreneurs corses en démontrant qu'il était possible de créer sur l'île, de produire sur l'île, de rayonner nationalement et internationalement depuis l'île. Sans Pietra, il n'y aurait probablement pas de TAFANELLI tel qu'il existe aujourd'hui. C'est notre manière modeste de rendre hommage à trente ans d'aventure qui ont préparé le terrain pour toute une vague de marques corses contemporaines.

À la brasserie Pietra, à Armelle et Dominique Sialelli, à Hugo, aux équipes de Furiani : joyeux trentième anniversaire. Et rendez-vous très bientôt pour la révélation officielle de notre édition spéciale.

Poursuivre la découverte

Pour approfondir l'univers des artisans corses contemporains et prolonger la lecture, voici une sélection d'articles éditoriaux TAFANELLI qui complètent celui-ci :

Trente ans de Pietra, c'est bien plus qu'un anniversaire d'entreprise. C'est le récit d'une île qui, à travers ses artisans, ses marques et ses talents, a appris à prendre la parole avec sa propre voix. Une île qui n'est plus définie par les autres, mais qui se raconte elle-même, avec ses créateurs, ses agriculteurs, ses brasseurs, ses vignerons, ses designers, ses réalisateurs, ses sportifs.

Chez TAFANELLI, nous sommes fiers de nous inscrire dans cette lignée et de préparer notre modeste contribution à ce trentième anniversaire. Nous vous donnons rendez-vous très prochainement pour la révélation officielle de notre édition spéciale. En attendant, si vous ne connaissez pas encore les bières Pietra, nous vous encourageons vivement à en goûter une la prochaine fois que vous passerez par la Corse ou par une bonne épicerie corse sur le continent. C'est une expérience méditerranéenne authentique, ancrée dans un savoir-faire de trente ans.

Pour retrouver l'ensemble de notre collection actuelle, direction tafanelli.fr. Livraison offerte en France métropolitaine, expédition dans la journée pour toute commande passée avant 14h.

A PRESTU,
TAFA

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