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Fort de Brégançon ou Corse : deux façons d'aimer la Méditerranée
9 août 2026

Fort de Brégançon ou Corse : deux façons d'aimer la Méditerranée

CARNETS TAFANELLI | MÉDITERRANÉE

Fort de Brégançon ou Corse : deux façons d'aimer la Méditerranée

Depuis 1968, les présidents de la République passent l'été sur un rocher du Var. À deux cents kilomètres de là, une île entière fait le même métier depuis toujours : offrir la mer, le maquis et le silence. Le fort de Brégançon et la Corse racontent deux Méditerranées différentes. Voici l'histoire du fort, ce qui les rapproche, et ce qui les sépare vraiment.

Le fort de Brégançon, un rocher devenu résidence d'État

Il se dresse à Bormes-les-Mimosas, dans le Var, en rade d'Hyères. Un gros îlot rocheux aux flancs abrupts, relié à la terre par une jetée d'environ 150 mètres, avec le fort planté à son sommet.

Le lieu est classé monument historique et, depuis 1968, officiellement désigné comme résidence des présidents de la République française. De Gaulle y séjourne quelques jours en 1964. Depuis, presque tous ses successeurs y sont venus, certains chaque été.

Ce qui frappe, c'est le choix. Pour se reposer, la France institutionnelle n'a pas choisi un palais mais un rocher battu par le vent, avec la mer de tous les côtés. Un instinct méditerranéen que n'importe quel Corse comprend immédiatement.

On peut posséder tous les châteaux de France et choisir quand même un caillou face à la mer. C'est peut-être ce que la Méditerranée fait de mieux aux gens : leur rappeler ce dont ils ont vraiment besoin.

Mille cinq cents ans d'histoire

Bien avant les présidents, le rocher a tout connu.

Un castrum fortifié y est bâti dès l'époque mérovingienne. Le site sert ensuite successivement de repaire de pirates, de place forte pour la reine Jeanne, puis pour Bonaparte. Il est assiégé, désarmé, réarmé, détruit, reconstruit. Chaque siècle y a laissé sa marque et ses ruines.

Cette histoire-là parle immédiatement à qui connaît la Corse : ce sont les mêmes menaces, les mêmes pirates barbaresques, la même nécessité de voir venir depuis la mer. C'est exactement ce qui a donné à l'île son chapelet de tours génoises, ses citadelles et ses villages perchés.

Brégançon et les tours corses sont des cousins. La même peur, la même réponse en pierre.

Peut-on le visiter ?

Oui, mais pas quand on veut.

En 2013, la décision est prise d'ouvrir le fort au public tout en conservant son statut de résidence présidentielle. Le Centre des monuments nationaux en assure la gestion, et les premiers visiteurs y sont accueillis à l'été 2014.

  • Visite guidée obligatoire, en groupes de 20 personnes maximum.
  • Durée : environ 3 heures, à pied.
  • Jours d'ouverture : traditionnellement les jeudis et samedis, lorsque le fort est ouvert.
  • Réservation obligatoire, en ligne ou auprès de l'office de tourisme de Bormes-les-Mimosas, avec ouverture des réservations environ deux semaines à l'avance.
  • Fermetures fréquentes : le fort ferme dès qu'il est occupé à titre officiel. Vérifiez toujours avant de prévoir votre déplacement.

Brégançon et la Corse, ce qui les rapproche

  • Le rocher face à la mer. Même géographie, même logique défensive, même beauté brute.
  • Les pirates. Le Var et la Corse ont vécu des siècles sous la même menace barbaresque, et en ont gardé la même architecture de guet.
  • Le maquis. Ciste, romarin, myrte, pins : le parfum est le même des deux côtés de l'eau. C'est la machja.
  • La lumière. Cette clarté sèche de fin d'après-midi qui écrase les couleurs puis les fait exploser, on la retrouve à Bormes comme à Bonifacio.
  • Le rapport à l'été. Des deux côtés, l'été n'est pas une saison, c'est une manière de vivre.

C'est cette parenté que nous connaissons bien : nos pièces sont présentes des deux côtés, en Corse comme dans le Var, à La Pomme de Pin à Ramatuelle et chez Sportmer à Saint-Tropez, à moins d'une heure de Brégançon.

Ce qui les sépare

Et pourtant, ce n'est pas la même chose. Trois différences de fond.

L'échelle

Brégançon est un point. Un rocher, un fort, une jetée de 150 mètres. La Corse est un monde : 8 700 km², un sommet à 2 706 mètres, mille kilomètres de côtes, des forêts, des lacs d'altitude, des déserts. On visite Brégançon en trois heures. On ne finit jamais la Corse.

La verticalité

Le Var monte doucement. La Corse, elle, est une montagne dans la mer. En une heure de route, on passe de la plage à la neige. C'est cette trinité entre mer, montagne et maquis qui n'existe nulle part ailleurs en Méditerranée occidentale.

Le rapport à l'extérieur

Brégançon est une résidence de passage, un lieu où l'on vient se reposer du reste. La Corse n'est pas un décor de villégiature : c'est un pays, avec sa langue, ses chants, ses fêtes, ses morts et ses vivants. On n'y vient pas seulement pour la mer, on y vient pour être quelque part.

C'est toute la différence entre un lieu où l'on séjourne et un lieu qui vous change.

Les rochers de Corse qui valent un fort

Si l'idée du rocher fortifié face à la mer vous parle, l'île en compte des dizaines.

  • La citadelle de Bonifacio : une ville entière posée sur une falaise de calcaire blanc qui surplombe la mer de 60 mètres. Rien en Méditerranée n'égale ça.
  • La tour de Nonza : une tour carrée à 160 mètres au-dessus d'une plage noire, bâtie par la Corse indépendante.
  • La citadelle de Calvi : un promontoire génois qui garde toujours son golfe.
  • La Roccapina et son lion de granite, avec sa tour au sommet.
  • Les tours génoises, une soixantaine encore debout, échelonnées sur tout le littoral.
  • Le rocher de Corte : le seul qui ne regarde pas la mer, mais qui garde la mémoire de la nation.

Aucun n'est une résidence d'État. Tous sont ouverts, gratuits, et n'ont jamais fermé pour cause d'occupation officielle.

Questions fréquentes

Où se trouve le fort de Brégançon ?

À Bormes-les-Mimosas, dans le Var, en rade d'Hyères. Il occupe un îlot rocheux relié à la terre par une jetée d'environ 150 mètres.

Depuis quand est-il résidence présidentielle ?

Depuis 1968, année où il est classé monument historique et officiellement désigné comme résidence des présidents de la République. De Gaulle y avait séjourné dès 1964.

Le fort de Brégançon se visite-t-il ?

Oui, depuis l'été 2014, en visite guidée d'environ 3 heures, par groupes de 20 personnes maximum, sur réservation. Les ouvertures sont limitées et le fort ferme dès qu'il est occupé officiellement.

Quel est l'équivalent corse du fort de Brégançon ?

Il n'y en a pas un seul, il y en a des dizaines : la citadelle de Bonifacio, celle de Calvi, la tour de Nonza, la Roccapina, et la soixantaine de tours génoises encore debout sur le littoral.

Les deux rives et TAFANELLI

Nous n'opposons pas le Var et la Corse. Nous sommes présents des deux côtés, et nous savons ce qui les relie : la même mer, la même lumière, le même maquis, la même façon de vivre l'été.

Mais nous savons aussi d'où nous venons. TAFANELLI est une marque corse, née à Montemaggiore en Balagne, et c'est de l'île que viennent nos dessins.

Nos t-shirts sont en coton biologique premium 280 g/m², fabriqués en France et sérigraphiés à la main.

Et si vous êtes du côté du Var, nos pièces sont chez La Pomme de Pin à Ramatuelle et Sportmer à Saint-Tropez.

Pour continuer :

En passant par la Corse, le client devient un ami.

A DOPU,
TAFA

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