Passer au contenu

Panier

Votre panier est vide

Explorer nos produits
Requins, cachalots et dauphins de Corse : la mégafaune du plus grand parc marin de France
2 sept. 2026

Requins, cachalots et dauphins de Corse : la mégafaune du plus grand parc marin de France

CARNETS TAFANELLI | LE MONDE DU DESSOUS

Requins, cachalots et dauphins de Corse : la mégafaune du plus grand parc marin de France

Il y a vingt et une espèces de requins et vingt-trois espèces de raies dans les eaux du Cap Corse. Un cachalot y descend à plus de deux mille mètres et y reste plus d'une heure. Un diable de mer de cinq mètres d'envergure est entré dans le vieux port de Bastia le 26 juin 2024. Et presque personne, sur l'île comme ailleurs, ne sait que tout cela se passe à quelques milles de la plage où il se baigne.

Y a-t-il des requins en Corse ? Oui, et beaucoup

C'est la question que tout le monde pose, alors autant y répondre franchement.

Dans le seul périmètre du Parc naturel marin du Cap Corse et de l'Agriate, on recense vingt et une espèces de requins et vingt-trois espèces de raies.

Et pourtant vous n'en verrez jamais depuis la plage.

La raison est simple : la quasi-totalité de ces espèces vit au large et en profondeur. Elles fréquentent le talus continental, les canyons sous-marins, les zones pélagiques à plusieurs milles des côtes. Le baigneur et le requin de Méditerranée ne partagent tout simplement pas le même espace.

Le vrai sujet n'est pas la peur qu'ils nous inspirent. C'est qu'ils sont en train de disparaître sans que personne ne les ait jamais vus.

Le requin le plus emblématique de ces eaux, la peau bleue, est classé en danger critique en Méditerranée. C'est le niveau d'alerte le plus élevé avant l'extinction à l'état sauvage.

Le plus vaste parc marin de France

Créé par décret en 2016, le Parc naturel marin du Cap Corse et de l'Agriate est le plus grand de l'hexagone. Les chiffres donnent le vertige.

  • 6 830 km² d'espace maritime
  • 225 km² de linéaire côtier
  • 27 communes littorales
  • 7 espèces de cétacés, 21 de requins, 23 de raies, 14 d'avifaune marine
  • 145 vestiges archéologiques sous-marins et un bateau classé Monument Historique, La Sainte Elisabeth
  • 33 tours du littoral
  • 18 000 habitants, cinq fois plus en période estivale
  • 20 000 navires marchands qui le traversent chaque année

Il est géré par l'Office français de la biodiversité, en collaboration avec l'Office de l'Environnement de la Corse. Son plan de gestion, approuvé en juillet 2019, court jusqu'en 2034.

Trois mots le résument, et ils sont en corse : Sapè, connaître. Prutege, protéger. Per accumpagnà, accompagner.

Les noms corses, ce trésor oublié

Chaque espèce de ces eaux porte un nom en langue corse. Ces mots sont rarement écrits, presque jamais utilisés, et ils sont magnifiques.

Français Corse Statut Méditerranée
Cachalot U Capudogliu En danger
Rorqual commun U Rorqual Cumunu En danger
Globicéphale noir U Globicefalu Negru En danger
Dauphin de Risso U Delfinu di Risso En danger
Dauphin bleu et blanc U Delfinu Turchinu è Biancu Vulnérable
Grand dauphin U Delfinu Vulnérable
Diable de mer U Diavule di Mare En danger
Requin peau bleue U Squalu Turchinu En danger critique
Pastenague commune A Raza Ferazza, Ciocciu Vulnérable
Tortue caouanne A Tartaruca di Mare Vulnérable

Une langue qui a des mots pour dix espèces de mégafaune marine est une langue de gens qui ont passé des siècles à regarder la mer.

Descendre : la mégafaune par profondeur

La meilleure façon de comprendre ces eaux n'est pas de les parcourir. C'est d'y descendre.

  • 30 mètres. A Raza Ferazza, la pastenague, enfouie dans le sable des petits fonds.
  • 100 à 200 mètres. U Rorqual Cumunu descend y filtrer le krill.
  • 600 mètres. U Globicefalu Negru chasse les calmars dans le noir.
  • 700 mètres. U Delfinu Turchinu è Biancu, le dauphin bleu et blanc.
  • 600 à 1 000 mètres. U Delfinu di Risso, le long des canyons sous-marins.
  • Plus de 2 000 mètres. U Capudogliu, seul, plus d'une heure sans respirer.

Entre la surface où l'on se baigne et le cachalot, il y a deux kilomètres de vide vertical. Ils sont juste là, sous la coque du ferry.

U Capudogliu, celui qui descend le plus bas

Le cachalot est le plus grand odontocète du monde, c'est-à-dire le plus grand cétacé à dents. Sa durée de vie moyenne est de quatre-vingts ans.

Il vit le long du talus continental du Parc, seul ou en petits groupes. Ses capacités de plongée sont difficiles à croire : il reste plus d'une heure sous l'eau et atteint des profondeurs supérieures à deux mille mètres. À ces profondeurs, il n'y a plus aucune lumière. Il chasse à l'écholocation.

Ce qu'il va y chercher : des calmars géants et de gros poissons.

Un animal qui vit aussi longtemps qu'un homme, qui descend deux fois plus bas que le plus profond des sous-marins de loisir, et qui passe l'essentiel de sa vie dans une obscurité totale. À quelques milles de Bastia.

Il est menacé par les filets dérivants, le trafic maritime et les collisions, les pollutions sonores et chimiques. Classé en danger en Méditerranée.

U Delfinu di Risso, celui qui blanchit à force de vivre

De toutes les histoires de ces eaux, c'est la plus belle.

À la naissance, le dauphin de Risso présente une coloration gris clair qui s'assombrit progressivement avec l'âge. Puis, au fil des années, des cicatrices blanches apparaissent sur son corps, liées aux interactions sociales et aux comportements reproducteurs.

Elles ne s'effacent pas. Elles s'accumulent.

Les individus les plus âgés peuvent devenir presque entièrement blancs. Un animal dont la vie s'écrit sur la peau, et dont on peut lire l'âge à la quantité de blanc.

Il fréquente les zones profondes du Parc, entre 600 et 1 000 mètres, le long du talus continental et des canyons sous-marins, où il se nourrit de poissons et de céphalopodes. Très sociable, il vit en petits groupes et se mêle volontiers à d'autres cétacés, globicéphales ou dauphins bleus et blancs.

Il est notamment menacé par les filets dérivants illégaux et la pollution chimique. Classé en danger.

Les sept cétacés du Parc

U Rorqual Cumunu, le géant

Onze à quatorze mètres, en groupes de deux à huit individus. Il plonge entre cent et deux cents mètres et se nourrit par filtration, principalement de krill, de sardines et de capelans. C'est une espèce indicatrice : là où il se trouve, l'eau est riche.

Depuis 2018, soixante-huit observations ont été recensées dans le périmètre du Parc, représentant environ une centaine d'individus. Menacé par les collisions, les captures accidentelles, le changement climatique et la pollution sonore.

U Globicefalu Negru

Des plongées pouvant atteindre six cents mètres, pour capturer des calmars dans les profondeurs. En Méditerranée, les naissances ont lieu surtout en été. Menacé principalement par les filets dérivants, le bruit et la pollution.

U Delfinu Turchinu è Biancu

Le plus présent au large. Il évolue en groupes de dizaines d'individus, pouvant parfois atteindre une centaine. Sociable, curieux, joueur, acrobatique, il est souvent observé en train de surfer dans les vagues d'étrave des bateaux, un comportement appelé bow-riding. Il plonge jusqu'à sept cents mètres et reste observable toute l'année.

U Delfinu, le grand dauphin

Le plus côtier, donc le plus souvent rencontré. Il vit en groupe et se distingue par sa sensibilité au bruit généré par les activités humaines en mer. Le trafic maritime perturbe directement sa communication et son comportement, avec des conséquences sur son alimentation, sa reproduction et sa survie. Protégé en France.

U Diavule di Mare, et le jour où il est entré dans Bastia

Le diable de mer est la plus grande espèce de raie de Méditerranée. Son envergure peut dépasser cinq mètres.

On le reconnaît à ses larges nageoires en forme d'ailes et à ses deux lobes céphaliques, ces excroissances enroulées de part et d'autre de la bouche qui ressemblent à des cornes et lui ont donné son nom. Malgré cette allure, c'est un filtreur : il se nourrit de plancton et de petits poissons qu'il filtre dans l'eau.

C'est une espèce rare, protégée et menacée par la navigation, la pollution et la dégradation de son habitat. Il vit normalement dans les zones du large.

Ce qui rend l'événement suivant remarquable.

Le 26 juin 2024, un individu a été observé à l'intérieur même de l'enceinte du vieux port de Bastia.

Une raie de plusieurs mètres d'envergure, entre les bateaux, dans le port le plus ancien de la ville. Ceux qui étaient là ce jour-là ont vu quelque chose que personne ne reverra probablement.

Les requins et les raies

U Squalu Turchinu, la peau bleue

Espèce pélagique, elle fréquente les zones du large où elle se nourrit de poissons et de calmars. Corps élancé, coloration bleu profond sur le dos.

Elle est souvent décrite comme un requin curieux, et c'est précisément ce qui la condamne : ce comportement l'expose particulièrement aux captures accidentelles par les activités de pêche. Sa croissance lente et son faible rythme de reproduction rendent l'espèce très vulnérable au déclin.

Classée en danger critique en Méditerranée.

A Raza Ferazza, la pastenague

L'une des raies les plus faciles à observer dans ces eaux, parce qu'elle est essentiellement côtière. Elle fréquente les fonds sableux à faible profondeur, où elle s'enfouit partiellement pour se camoufler. Elle évolue généralement autour de trente mètres et dépasse rarement les cent mètres.

C'est celle que les plongeurs et les apnéistes croisent, souvent sans la voir tout de suite.

Le Parc participe au projet européen LIFE European Sharks, dédié à la sauvegarde des populations de requins et de raies en Méditerranée.

A Tartaruca, celle qui revient pondre

La tortue caouanne utilise certaines zones côtières corses comme refuges pour s'alimenter et se reposer. Et depuis quelques années, elle fait bien plus que ça.

Les femelles rejoignent les plages surtout la nuit pour pondre. En 2023, la plage de Pietracorbara, dans le Cap Corse, a été l'un des sites de ponte et d'émergence référencés sur l'île. Le littoral corse, et plus généralement méditerranéen, est devenu le théâtre de pontes régulières.

Les menaces sont précises : captures accidentelles lors des actions de pêche, collisions avec les ferries, et ingestion de déchets plastiques, qui représente un risque important de mortalité. À terre, le dérangement et la forte fréquentation des plages perturbent la ponte et la survie des œufs.

Concrètement : une plage éclairée, piétinée ou occupée la nuit en été est une plage où une tortue ne pondra pas.

Le décor : posidonie, coralligène, rhodolithes

Cette faune n'existe que parce qu'un décor la porte, et ce décor est lui aussi exceptionnel.

  • Environ 100 km² d'herbiers de posidonie. La plante à fleurs sous-marine endémique de Méditerranée, nurserie et poumon des petits fonds.
  • 250 km² de fonds à rhodolithes. Des concrétions d'algues calcaires qui forment des habitats complexes, encore mal connus du grand public.
  • 116 hectares de coralligènes au nord du Cap Corse, répartis en 436 anneaux. C'est l'habitat du corail rouge, et l'un des écosystèmes les plus riches de Méditerranée.

Ces trois habitats mettent des décennies à se former et quelques minutes à être détruits par une ancre mal posée.

Ce qui les menace

Un chiffre résume la difficulté : vingt mille navires marchands traversent le Parc chaque année, et la population humaine du territoire est multipliée par cinq l'été.

Les pressions reviennent systématiquement d'une espèce à l'autre.

  • Les collisions avec les navires, particulièrement pour les grands cétacés et les tortues.
  • Les captures accidentelles, première menace pour la peau bleue, le dauphin bleu et blanc et la tortue caouanne.
  • Les filets dérivants, y compris illégaux, cités pour le cachalot, le globicéphale et le dauphin de Risso.
  • La pollution sonore. Le bruit perturbe la communication du grand dauphin et le comportement de la mégafaune.
  • Les plastiques, cause majeure de mortalité chez la tortue caouanne.
  • Le dérangement, sur les plages de ponte comme en mer.

Le Parc mène plusieurs programmes pour y répondre. Orizonte documente la présence de la mégafaune sur l'ensemble du territoire par observations en bateau, survols, photographies aériennes et acoustique. LIFE EMM vise la réduction des captures accidentelles d'espèces sensibles. LIFE European Sharks cible les requins et les raies. La mise en place de zones de protection forte complète l'ensemble.

Où et quand observer, sans déranger

Voir un cétacé en Corse n'est pas garanti, mais c'est loin d'être impossible.

  • Le large du Cap Corse, à l'est comme à l'ouest, est la zone la plus productive. C'est là que la plupart des photographies de l'exposition du Parc ont été prises.
  • Le littoral du désert des Agriates pour le grand dauphin, plus côtier.
  • Les petits fonds sableux pour la pastenague, accessible en plongée ou même en palmes-masque-tuba.
  • La saison. Le dauphin bleu et blanc est observable toute l'année. Les traversées en ferry, tôt le matin et par mer plate, offrent d'excellentes chances.

Les règles, et elles ne se discutent pas

  • Ne jamais poursuivre un animal. On coupe les gaz, on laisse venir, ou on laisse partir.
  • Ne jamais couper la route d'un groupe, ni séparer un jeune de sa mère.
  • Pas de baignade avec les cétacés. C'est réglementé et c'est du dérangement.
  • Sur les plages de ponte en été, pas de lumière, pas de feu, pas d'occupation nocturne.
  • Signalez vos observations au Parc. Les remontées de terrain alimentent réellement le suivi scientifique.

Pourquoi nous racontons ça

Nous dessinons des vêtements. Nous ne sommes ni biologistes, ni photographes animaliers.

Mais il y a dans cette liste quelque chose qui nous concerne directement. Une île qui a des mots pour dix espèces de mégafaune marine est une île qui a passé des siècles à regarder la mer. U Capudogliu, u squalu turchinu, a tartaruca di mare : ces mots existent parce que des gens d'ici les ont vus, nommés, transmis. Et ils sont en train de tomber en désuétude en même temps que les animaux qu'ils désignent.

Et puis il y a le dauphin de Risso. Un animal dont la peau garde la trace de tout ce qu'il a vécu, et qui finit blanc à force d'années. C'est exactement ce que nous cherchons à faire avec des vêtements : des pièces qui gardent la mémoire de ceux qui les portent, et qui sont plus belles usées que neuves. Nous l'expliquons dans notre guide sur ce que veut dire une marque corse.

Notre Casquette Requin est née de cette Corse-là. Pas celle des plages de juillet, celle qu'on ne voit pas.

Questions fréquentes

Y a-t-il des requins en Corse ?

Oui. Vingt et une espèces de requins et vingt-trois espèces de raies sont recensées dans le seul Parc naturel marin du Cap Corse et de l'Agriate. Elles vivent presque toutes au large et en profondeur, ce qui explique qu'on ne les rencontre jamais depuis une plage.

Les requins de Corse sont-ils dangereux pour les baigneurs ?

Les espèces présentes sont majoritairement pélagiques et profondes. Le requin peau bleue, le plus emblématique de ces eaux, vit au large et est lui-même classé en danger critique. Le sujet réel n'est pas le risque pour l'homme, c'est la disparition rapide de ces espèces.

Peut-on voir des baleines et des dauphins en Corse ?

Oui. Sept espèces de cétacés fréquentent le Parc : cachalot, rorqual commun, globicéphale noir, dauphin de Risso, dauphin bleu et blanc, grand dauphin. Le dauphin bleu et blanc est observable toute l'année au large. Depuis 2018, soixante-huit observations de rorqual commun ont été recensées dans le périmètre du Parc.

Quel est le plus grand parc marin de France ?

Le Parc naturel marin du Cap Corse et de l'Agriate, créé en 2016, avec 6 830 km² d'espace maritime et 225 km² de linéaire côtier répartis sur 27 communes.

Jusqu'à quelle profondeur plonge un cachalot ?

Plus de deux mille mètres, en restant plus d'une heure sous l'eau. Il y capture des calmars géants et de gros poissons, dans une obscurité totale, en chassant à l'écholocation. Sa durée de vie moyenne est de quatre-vingts ans.

Pourquoi le dauphin de Risso devient-il blanc ?

Parce que les cicatrices s'accumulent. Il naît gris clair, s'assombrit avec l'âge, puis des cicatrices blanches liées aux interactions sociales et aux comportements reproducteurs apparaissent progressivement. Les individus les plus âgés peuvent devenir presque entièrement blancs.

Qu'est-ce que le diable de mer ?

Mobula mobular, la plus grande raie de Méditerranée, dont l'envergure peut dépasser cinq mètres. Ses deux lobes céphaliques ressemblent à des cornes de diable, d'où son nom. C'est un filtreur inoffensif qui se nourrit de plancton. Le 26 juin 2024, un individu a été observé dans le vieux port de Bastia.

Les tortues pondent-elles en Corse ?

Oui, et de plus en plus. En 2023, la plage de Pietracorbara dans le Cap Corse a été l'un des sites de ponte et d'émergence référencés. Les femelles rejoignent les plages surtout la nuit. Le dérangement et la fréquentation nocturne des plages perturbent directement la ponte.

Comment observer les cétacés sans les déranger ?

On ne poursuit jamais un animal, on ne coupe pas la route d'un groupe, on ne sépare pas un jeune de sa mère, et on ne se baigne pas avec eux. On coupe les gaz et on laisse l'animal décider. Signaler ses observations au Parc alimente le suivi scientifique.

Comment dit-on cachalot en corse ?

U Capudogliu. Le requin peau bleue se dit u squalu turchinu, le diable de mer u diavule di mare, la tortue de mer a tartaruca di mare, et le dauphin bleu et blanc u delfinu turchinu è biancu.

Pour aller plus loin

Pour découvrir notre vestiaire méditerranéen, parcourez la collection complète.

Six mille huit cent trente kilomètres carrés, sept cétacés, vingt et un requins, vingt-trois raies. Et un cachalot qui, pendant que vous lisez cette phrase, est en train de retenir sa respiration à deux mille mètres sous le ferry de Bastia.

A DOPU,
TAFA

En passant par la Corse, le client devient un ami.

Sources : Parc naturel marin du Cap Corse et de l'Agriate, Office français de la biodiversité, Office de l'Environnement de la Corse. Panneaux de l'exposition Biodiv'EXPO, port de Bastia, photographies de Greg Lecoeur. Statuts de protection : liste rouge UICN. Article établi en septembre 2026.

Partager