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François D'Haene bat le record du GR20 en 29h46 : quand la Corse devient terre de légende
Jul 9, 2026

François D'Haene bat le record du GR20 en 29h46 : quand la Corse devient terre de légende

CARNETS TAFANELLI | GRANDES TRAVERSÉES

François D'Haene bat le record du GR20 en 29h46 : quand la Corse devient terre de légende

Ce jeudi 9 juillet 2026, à onze heures du matin sur la petite place de Conca dans l'Alta Rocca, un chrono s'est arrêté sur un chiffre qui restera dans l'histoire du trail mondial. 29 heures 46 minutes. C'est le nouveau record du GR20, le sentier de grande randonnée le plus difficile d'Europe, signé par François D'Haene, quadruple vainqueur de l'UTMB, revenu sur nos crêtes dix ans après son premier record pour reprendre le titre au corse Lambert Santelli. Voici le récit complet TAFANELLI d'un exploit tenu entre Calenzana et Conca, et ce qu'il révèle d'un territoire qui n'a jamais autant compté.

Un exploit dans l'histoire du trail mondial

Il y a des matinées où la Corse s'éveille avec le sentiment que quelque chose de grand est en train de se jouer sur ses crêtes. Ce mercredi 8 juillet 2026, à quatre heures et demie du matin, sur la petite place de Calenzana en Balagne, un homme a lancé son chrono. Le lendemain matin, jeudi 9 juillet à onze heures, ce même chrono s'est arrêté à Conca, à l'autre bout de l'île, dans l'Alta Rocca. Entre les deux : cent quatre-vingts kilomètres, douze mille huit cents mètres de dénivelé positif, et une trace qui restera dans l'histoire du trail mondial.

Cet homme, c'est François D'Haene. Quadruple vainqueur de l'Ultra-Trail du Mont-Blanc, triple vainqueur de la Diagonale des Fous à La Réunion, vainqueur du Western States 100 aux États-Unis, l'un des plus grands ultra-traileurs de tous les temps. Ce chrono, c'est 29 heures 46 minutes. Le nouveau record du GR20. Le premier passage sous la barrière mythique des trente heures.

Faire le GR20 en moins de trente heures, c'était ce que représentait le mur des quatre minutes au mile pour l'athlétisme dans les années 1950. Un mur psychologique autant que physique. Un chiffre qui, jusqu'à ce jeudi matin, semblait appartenir à l'irréel. Que quelqu'un le franchisse, et tout un pan de ce que l'on croyait possible sur ce sentier bascule.

Il avait déjà signé un record sur ce même sentier il y a dix ans. Il vient de reprendre le titre que lui avait ravi le corse Lambert Santelli en 2021 avec un temps de 30h25. Deux hommes, deux styles, un même respect pour cette île où le sentier ne pardonne aucune erreur.

Chez TAFANELLI, on regarde ça avec la même émotion que l'on regarde le tournage de Plaine Orientale à Bastia. Parce que la Corse, quand elle devient territoire de récit et de dépassement, c'est notre matière première. C'est ce que l'on met dans nos vêtements, ce que l'on dessine à la main, ce que l'on porte au cœur.

Le pari fou : Calenzana, 4h30 du matin, mercredi 8 juillet

Il fait encore nuit sur la Balagne quand François D'Haene ajuste son sac et prend le départ, mercredi matin. À ses pieds, la première marche du GR20, tracée sur le mur d'une petite maison de Calenzana. Devant lui, dix-huit heures de course en pleine chaleur estivale, puis une nuit à passer sur les crêtes, puis une matinée pour finir. Derrière lui, une équipe compacte, quelques proches, un cameraman, quelques journalistes, et un silence corse qui laisse la montagne parler d'elle-même.

Deux reports, une fenêtre de tir attendue depuis un mois

Il avait annoncé sa tentative pour début juillet, mais avait dû la repousser deux fois. La canicule qui s'est abattue sur l'île fin juin rendait les crêtes intenables. Températures au sol dépassant les quarante degrés, absence de vent, points d'eau à sec dès les premières étapes. Une tentative dans ces conditions aurait été suicidaire, même pour un homme comme lui. Il a attendu. Il a scruté les prévisions. Et il a lancé sa fenêtre de tir sur ce mercredi 8 juillet, entre deux vagues de chaleur, avec un fond d'humidité tolérable dans la nuit.

Un départ sans tapage, à la corse

Le départ de Calenzana est modeste. Pas de foule, pas de banderole, pas de tapis rouge. Juste la place du village qui dort encore, quelques anciens qui prennent leur premier café à la terrasse du bar, et cet homme qui s'élance sur un sentier qui monte immédiatement, sévèrement, sans transition. Le GR20 ne prévient pas. Dès les premiers kilomètres, il vous dit qui il est. Une crête à monter, une autre à redescendre, une rivière à franchir. Aucune complaisance.

François D'Haene le savait. C'est pour ça qu'il est venu. Il ne cherche pas la performance sur un tapis roulant. Il cherche la performance sur un terrain qui tue toutes les certitudes. Et il n'y a pas plus terrible en Europe que le GR20 pour poser cette question-là.

De Calenzana à Vizzavona : la première moitié

La première partie de sa journée se déroule entre Calenzana et l'Auberge U Vallone. Puis les cirques de la haute Balagne, la crête sévère qui mène au Monte Cinto, la traversée du massif où l'oxygène commence à manquer autour des deux mille cinq cents mètres d'altitude. Puis Vizzavona, à mi-parcours, où il arrive à la tombée de la nuit. Là, un ravitaillement rapide, une paire de baskets neuves, un peu de sel, un mot pour son équipe. Et il repart dans la nuit corse pour la deuxième partie du sentier, celle qui descend vers le Sud à travers les Aiguilles de Bavella et les hauteurs de l'Alta Rocca.

29h46, le nouveau record du sentier le plus dur d'Europe

À onze heures ce jeudi 9 juillet, la trace GPS de François D'Haene franchit la ligne d'arrivée symbolique de Conca, dans l'Alta Rocca. Chrono officiel : 29 heures 46 minutes. Il est le premier homme de l'histoire à traverser le GR20 en moins de trente heures.

Trente-neuf minutes de mieux que le record précédent

Trente-neuf minutes de moins que le précédent record. Un écart considérable dans une discipline où l'on gagne habituellement quelques secondes par étape. Trente-neuf minutes gagnées sur un homme qui n'avait rien laissé à personne, en 2021, dans des conditions maîtrisées. D'Haene ne s'est pas contenté de battre Santelli. Il l'a battu proprement, en creusant l'écart dans les moments-clés, en ne cédant à aucune fatigue apparente sur la descente finale.

Une arrivée simple à Conca

L'arrivée à Conca est simple. Comme le départ à Calenzana. Pas de show, pas de tribune. Le sentier finit dans la rue basse du village, devant le petit gîte du GR20, avec quelques randonneurs en fin de traversée classique qui applaudissent, et l'équipe restreinte qui l'attendait. François D'Haene met les mains sur les genoux, respire un peu, puis relève la tête et sourit. Il n'a rien de plus à prouver. Il est en paix.

La reconnaissance médiatique et fédérale

Le record est officialisé quelques heures plus tard par le tracking GPS et les balises de contrôle disposées sur le parcours. Les images tournent en boucle sur les réseaux et dans la presse spécialisée. Corse Matin lui consacre sa Une du vendredi. L'Équipe reprend l'information. Le monde du trail international salue l'exploit. Un homme, dix ans après son premier record, revient sur nos terres pour offrir une seconde performance encore plus impressionnante. La leçon, elle aussi, est simple : ni la Balagne ni l'Alta Rocca ne fatiguent celui qui les respecte.

Lambert Santelli, le corse qui a tenu le record cinq ans

Impossible de raconter cet exploit sans rendre hommage à celui qui, pendant cinq ans, a tenu ce record. Lambert Santelli, coureur corse, discret, technique, redoutable. Il avait signé son 30h25 en septembre 2021, dans des conditions rendues très proches de l'idéal par un automne clément, en attaquant lui aussi le sens Nord-Sud, de Calenzana à Conca.

Un exploit domestique, l'esprit corse dans sa version la plus pure

Ce jour-là, Lambert Santelli avait fait ce que les Corses savent faire mieux que quiconque sur ce sentier : lire la montagne. Pas la brusquer. Pas se griller sur les premiers cirques de la Balagne. Économiser dans les descentes de la haute chaîne, garder du jus pour le passage du Monte Cinto, avaler Vizzavona sans se poser trop de questions, puis lâcher les chevaux sur la seconde moitié, la Corse-du-Sud, celle que l'on connaît par cœur quand on a grandi là.

Ce n'était pas un exploit médiatique, comme celui de D'Haene aujourd'hui. C'était un exploit domestique. Un homme du sérail qui reprend sa montagne, avec le calme des gens qui savent d'où ils viennent. Le monde du trail français avait salué la performance, sans grand tapage. En Corse, on avait ressenti une fierté silencieuse, cette fierté qui ne se dit pas, qui se transmet dans les regards.

Un passage de témoin dans le respect absolu

Aujourd'hui, Lambert Santelli perd son record. Et sur les images de l'arrivée à Conca, on l'a vu, quelque part dans la foule, applaudir. Sportif jusqu'au bout. Corse jusqu'au bout. Le record change de mains, mais le sentier, lui, reste sur les mêmes crêtes. Et Lambert Santelli sait mieux que quiconque que le prochain qui viendra ne battra pas seulement D'Haene. Il devra battre l'histoire d'un homme du pays qui a tenu la ligne pendant cinq ans.

Ce passage de témoin, c'est peut-être le plus beau moment de cette journée. Un grand champion mondial qui reprend son titre, dans le respect absolu de celui qu'il dépossède. Un ancien recordman qui applaudit son successeur, dans le respect absolu de la performance. Ce que l'on appelle, très simplement, l'esprit du sport.

Le GR20, anatomie d'un mythe

Pour comprendre l'ampleur de la performance de François D'Haene, il faut prendre la mesure du terrain. Le GR20 n'est pas un sentier comme les autres. Il est considéré, par consensus international des fédérations de randonnée, comme le sentier de grande randonnée le plus difficile d'Europe. Certains le classent parmi les cinq plus difficiles du monde.

Les chiffres bruts

Les chiffres bruts disent déjà beaucoup. Cent-soixante-seize kilomètres officiels, cent-quatre-vingts avec les variantes techniques. Douze mille huit cents mètres de dénivelé positif cumulé, l'équivalent d'une ascension et demie du mont Everest depuis le niveau de la mer. Seize étapes en formule classique, à raison d'une par jour, chacune faisant entre quatorze et dix-huit kilomètres, avec des dénivelés d'étape qui oscillent entre huit cents et mille cinq cents mètres.

Le terrain, pire ennemi du randonneur

Mais les chiffres ne racontent qu'une partie de l'histoire. Ce qui rend le GR20 si redoutable, ce ne sont pas ses kilomètres. Ce sont ses terrains. Une bonne partie du sentier ne se marche pas. Elle s'escalade, à mains nues, en s'accrochant aux rochers, avec l'aide de chaînes fixes dans certains passages exposés. Les traversées de crêtes exposent au vent, à la pluie, au brouillard, à la foudre. Les cirques d'altitude peuvent être enneigés jusqu'à la mi-juillet certaines années. La chaleur estivale, sur les blocs de granit exposés plein sud, peut monter à quarante-cinq degrés au soleil.

Deux massifs pour un seul sentier

Le tracé traverse deux massifs majeurs. Au Nord, le massif du Monte Cinto, point culminant de la Corse à 2 706 mètres, avec son cortège de sommets frères (Paglia Orba, Capu Tafunatu, Punta Minuta). Au Sud, les Aiguilles de Bavella, cathédrales de granit rose qui semblent posées là comme un décor. Entre les deux, les hautes vallées de la Restonica et du Golo, les cirques suspendus, les lacs de montagne, les bergeries d'estive qui n'ont pas changé depuis un siècle.

50 % d'abandons sur les tentatives intégrales

Chaque année, environ 20 000 personnes tentent le GR20 dans son intégralité. Seuls la moitié finissent. Les autres abandonnent, généralement dans les cinq premières étapes, épuisés, blessés, ou simplement dépassés par la difficulté du terrain. Ceux qui finissent en sortent transformés. Beaucoup disent que c'est l'expérience la plus intense de leur vie. Certains y reviennent d'année en année, comme on revient à une confession.

Faire ce sentier en course, sans dormir, en trente heures et quelques, c'est une autre planète. C'est ce que François D'Haene a fait ce mercredi et ce jeudi.

Traverser la Corse d'un souffle, de la Balagne à l'Alta Rocca

Le GR20 est une leçon de géographie corse à ciel ouvert. En suivant son tracé, on comprend l'île en profondeur, dans son épaisseur granitique, dans ses écosystèmes étagés, dans ses cultures locales étalées entre le nord et le sud.

Calenzana, cœur de la Balagne, point de départ

Il commence à Calenzana, en Balagne, cette région lumineuse du nord-ouest de l'île qui a fait la fortune du tourisme corse. Village de vieilles pierres, planté au pied du Monte Grosso, entre les oliviers et les vignes. Un départ qui met immédiatement les jambes à l'épreuve, avec plus de mille mètres de dénivelé positif sur les dix premiers kilomètres. Pour prolonger la découverte de la région après le trek, notre guide complet de la Balagne retrace tout ce qu'il faut voir dans le nord-ouest de la Corse.

Les hauts refuges, monde à part

Puis le sentier grimpe vers les hauts refuges. Ortu di u Piobbu, Carrozzu, Ascu Stagnu, Tighjettu, Ciottulu di i Mori. Le monde du refuge, où l'on dort à même le plancher, où l'on partage sa soupe, où l'on rencontre des Belges, des Australiens, des Japonais qui font ce sentier une fois dans leur vie. Le monde des ravitaillements en fromage frais et en charcuterie corse, tenus par des bergers d'estive qui gardent leur troupeau pendant que le monde entier passe sous leurs yeux.

Vizzavona, point de bascule

Au milieu du parcours, Vizzavona, ancienne gare du chemin de fer corse, cœur géographique de l'île. C'est là que le GR20 change de nature. Il quitte la haute montagne pour entrer dans la moyenne montagne. Les paysages se font plus doux, les crêtes moins tranchantes, les altitudes plus raisonnables. Certains randonneurs y arrêtent leur traversée, satisfaits d'avoir fait la partie nord. D'autres continuent, avec l'impression d'avoir déjà tout donné.

Les Aiguilles de Bavella, cathédrales de granit rose

La seconde partie du sentier traverse les Aiguilles de Bavella, monument absolu de la Corse-du-Sud. Sept aiguilles de granit rose qui se dressent comme des cathédrales et qui offrent, au coucher du soleil, l'un des spectacles les plus émouvants d'Europe. Le sentier passe au pied de ces aiguilles, avec parfois des passages câblés pour les traverser à leur pied.

Conca, le village qui ferme la marche

Enfin, la descente vers Conca, dernier village avant la mer. Un vieux village de l'Alta Rocca, avec ses murs en pierres sèches, ses maisons couvertes de tuiles rouges, ses terrasses qui regardent la vallée. C'est là que le sentier finit. Officiellement. En réalité, la plupart des marcheurs ne s'arrêtent pas là. Ils continuent jusqu'à la mer, à quelques kilomètres, pour toucher l'eau de la Méditerranée. Symbolique de la traversée totale.

La Corse, nouveau terrain mondial de l'ultra-trail

L'exploit de François D'Haene ne tombe pas au hasard. Il s'inscrit dans une transformation profonde du paysage sportif corse. Depuis dix ans, l'île est devenue l'un des terrains les plus convoités du trail européen et mondial.

Le Restonica Trail, étape majeure du calendrier européen

Le Restonica Trail, organisé chaque été à Corte au cœur de la Restonica, attire des milliers de coureurs venus de toute l'Europe. C'est aujourd'hui l'une des étapes majeures du calendrier ultra-trail francophone. Les images de la vallée de la Restonica, avec ses ruisseaux transparents et ses aiguilles granitiques, tournent en boucle sur Instagram chaque mois de juin.

Des courses qui se multiplient chaque année

Le Mare a Mare Trail traverse l'île d'ouest en est en suivant l'ancien sentier de transhumance des bergers. Le Corsica Free Trek propose des formats libres pour les traileurs autonomes. Le Trans'Corse Trail combine plusieurs étapes du GR20 en compétition organisée. Chaque année, de nouvelles compétitions se créent, portées par des associations locales, soutenues par la Collectivité de Corse et le tissu associatif sportif.

Un rayonnement économique et culturel

Ce que ce mouvement révèle, c'est que la Corse a compris quelque chose que peu de territoires ont su comprendre : la performance sportive de haut niveau est aussi une matière culturelle et économique. Chaque grand récit sportif tenu sur nos crêtes devient un récit qui rayonne au-delà de l'île, qui attire les regards, qui déclenche des vocations, qui alimente le tissu économique local. Un traileur qui court le GR20 va dormir dans les gîtes de Calenzana et de Conca. Il va manger dans les auberges de Vizzavona et d'Asco. Il va acheter de la charcuterie chez les artisans locaux et goûter les vins des vignerons de Patrimonio.

Une responsabilité écologique

Ce mouvement s'accompagne aussi d'une prise de conscience environnementale. Le GR20 est un écosystème fragile. Les fédérations locales et les associations de gardiens de refuge militent depuis plusieurs années pour un encadrement plus strict du flux touristique, pour la protection des points d'eau, pour la préservation des refuges. Chaque exploit médiatisé comme celui de D'Haene s'accompagne d'une responsabilité : celle de ne pas transformer le sentier en autoroute. Le monde du trail corse l'a compris. Les exploits se célèbrent avec humilité, et l'accès au sentier reste sous surveillance de ceux qui y ont grandi.

Pour comprendre l'agenda sportif et culturel de l'île cet été, notre guide de l'agenda culturel corse été 2026 recense tous les rendez-vous à ne pas manquer.

François D'Haene, l'homme qui court dans la lumière

Il faut dire un mot de l'homme lui-même. Parce que si le record est un chiffre, la trajectoire de François D'Haene est une aventure humaine qui vaut d'être racontée.

Un traileur devenu vigneron

Né en 1985 dans le Nord de la France, François D'Haene a grandi loin des montagnes. C'est par le rugby, puis par la course à pied classique, qu'il découvre l'endurance. Sa carrière bascule au tournant des années 2010, quand il rejoint le monde du trail et gravit rapidement les échelons. En 2012, il remporte son premier UTMB. Il gagnera ensuite trois autres UTMB (2014, 2017, 2021), établit le record de la Diagonale des Fous à La Réunion, remporte le Western States 100 aux États-Unis. Sa domination sur l'ultra-trail mondial est totale.

Parallèlement, il fait un choix de vie singulier. Il quitte le Nord et s'installe dans la vallée de la Maurienne, en Savoie, pour reprendre un domaine viticole familial. Il devient vigneron, en biodynamie. Sa vie s'organise entre les vignes, la famille, et les grandes courses de la saison. Un modèle rare de champion moderne, ancré à la terre, respectueux du temps long.

Le GR20, un sentier qu'il connaît intimement

François D'Haene a un rapport intime au GR20. Il l'avait déjà couru en 2016, dans un temps qui à l'époque avait sidéré le monde du trail. C'était son premier grand record en dehors des courses officielles. Il y était venu pour le plaisir, sans annonce préalable, presque en catimini. Le résultat avait été historique. Dix ans plus tard, il revient sur ce même sentier, avec la sagesse acquise dans l'intervalle, la puissance intacte, et l'envie de fermer la boucle.

Il a expliqué avant sa tentative qu'il avait envie de "rendre hommage à ce sentier qui l'avait tant marqué". Et de "reprendre son bien" à Lambert Santelli, qu'il respecte profondément. C'est cette double motivation, hommage et fierté sportive, qui a porté sa tentative.

Une leçon de simplicité

Ce qui frappe chez François D'Haene, c'est la simplicité. Aucune arrogance, aucun sponsoring tape-à-l'œil, aucun discours creux. Un homme qui court parce qu'il aime courir, qui respecte ses concurrents, qui parle bien de la Corse quand il en parle. Une figure sportive comme on en croise peu à cette échelle, qui rappelle que les vrais champions sont rarement les plus bruyants. Un exemple pour beaucoup, une inspiration pour ceux qui pensent que la performance de haut niveau et la vie de famille sur une terre viticole peuvent coexister.

Ce que TAFANELLI porte quand la Corse court

On ne fabrique pas des vêtements pour les traileurs. On fabrique des vêtements pour les gens qui aiment la Corse. Mais il se trouve que ceux qui courent le GR20 et ceux qui portent nos t-shirts partagent un même respect du territoire, du temps long, de la fabrication soignée. Alors voici, en résonance avec cet exploit de François D'Haene, les pièces TAFANELLI qui accompagnent celles et ceux qui aiment marcher, courir, respirer et sentir la Corse à hauteur de pas.

Le Plongeur de Calvi, la Balagne à même la peau

Notre t-shirt Le Plongeur de Calvi raconte l'intimité entre un homme et sa mer, dans la lumière particulière de la Balagne. C'est la pièce que l'on pourrait porter au départ ou à l'arrivée du GR20 en Balagne, pour marquer l'ancrage dans cette terre lumineuse. Coton 280 g/m² Made in France, coupe droite, sérigraphie main. Fait pour respirer, fait pour durer.

Le Corsica 1755, l'identité en lettres capitales

Notre t-shirt Le Corsica 1755 porte l'année de la Constitution de Paoli. C'est la pièce identitaire par excellence, à porter avec fierté après l'effort, dans les auberges de Corte, à Vizzavona, à Conca. Une pièce qui dit d'où l'on vient, sans démagogie.

La casquette Requin Méditerranée Club, la protection sans compromis

Notre casquette Requin Méditerranée Club protège du soleil dans les crêtes, quand le rayonnement direct sur les zones exposées peut monter très haut. Coton pré-lavé, structure souple, visière rigide. Une casquette qui a l'air simple, mais qui a été pensée pour l'usage réel, en dehors des vitrines.

Le Bandana corse, l'accessoire de l'effort

Notre bandana corse est peut-être notre pièce la plus polyvalente. Porté au front, il absorbe la sueur. Porté au cou, il protège du soleil. Porté aux cheveux, il tient les mèches. Porté en pochette, il devient élégant. Un carré de coton fin qui traverse tous les usages, du GR20 à la terrasse d'un café bastiais après l'effort.

La Roccapina, la veste de l'après-effort

Notre veste huilée Roccapina, tirée du rocher-lion du sud de la Corse, est notre pièce statutaire par excellence. Une veste que l'on enfile en fin de journée, quand la fraîcheur monte sur les terrasses de l'Alta Rocca, quand on a fini son effort et qu'on veut simplement s'asseoir, boire un verre, regarder la nuit tomber sur les Aiguilles de Bavella.

Toutes ces pièces sont fabriquées en France, dessinées à la main par des artistes rémunérées, éditées en série limitée, sérigraphiées par notre atelier partenaire. Comme le GR20, elles ne se donnent pas gratuitement. Comme le sentier, elles récompensent celles et ceux qui prennent la peine de les connaître.

Nos revendeurs à visiter sur le tracé du GR20

Pour ceux qui font le GR20 en 2026 ou qui suivent la trace de François D'Haene depuis leur canapé, voici les adresses TAFANELLI à connaître aux extrémités du sentier et sur les routes qui y mènent.

En Balagne, au départ du sentier

À Calvi, à quelques kilomètres de Calenzana, nos trois adresses emblématiques : Chez Tao dans la citadelle, Le Bout du Monde sur la plage, et U Nichjaretu à la paillote perdue de Nichiareto. Trois adresses où l'on peut retrouver nos collaborations exclusives 2026. Pour préparer le départ ou fêter la fin d'étape balaninne.

En Corse-du-Sud, à l'approche de Conca

Après avoir traversé les Aiguilles de Bavella, avant de rejoindre Conca, les tables et hôtels du sud accessibles depuis le sentier. Le Domaine de Murtoli dans la vallée de l'Ortolo pour un après-effort de luxe absolu, le Grand Hôtel Cala Rossa à Porto-Vecchio pour l'expérience Palace, Mon Bijou à Bonifacio si l'on prolonge jusqu'à la pointe sud. Tous portent notre vestiaire cet été.

Pour retrouver la carte interactive complète de nos dix adresses amies, direction notre page revendeurs.

La Corse, terre d'exploit et terre d'artisans

Ce jeudi 9 juillet 2026 restera dans l'histoire du trail comme une date de rupture. Ce jour où un homme est venu, ce jour où il a franchi la barrière mythique des trente heures sur le GR20, ce jour où il a écrit une nouvelle page du récit sportif de nos crêtes.

Mais au-delà de la performance individuelle, ce que ce jeudi rappelle, c'est autre chose. C'est que la Corse est un territoire qui fait faire des choses grandes à ceux qui la respectent. Elle fait naître des exploits sportifs comme celui de François D'Haene. Elle fait naître des séries culturelles comme Plaine Orientale en tournage à Bastia. Elle fait naître des marques artisanales comme TAFANELLI, née à Bastia, ancrée dans son territoire, dessinée à la main pièce par pièce.

Ces trois exploits, dans leurs registres respectifs, disent la même chose. Ils disent que la Corse n'est plus un territoire à filmer ou à courir de l'extérieur. C'est un territoire qui produit ses propres récits, ses propres champions, ses propres artistes. Un territoire qui prend sa place dans le grand récit contemporain français et européen, sans complexe, sans excuse, avec fierté et humilité mélangées.

Chez TAFANELLI, on est né sur cette île. On a grandi avec elle. On dessine chaque année des pièces qui racontent, à leur manière modeste, ce que ce territoire nous a appris. Le respect du temps long. La beauté de l'ombre. La force du silence. Le prix du travail bien fait.

François D'Haene a couru vingt-neuf heures et quarante-six minutes pour dire, à sa manière, la même chose. Que ce sentier récompense ceux qui savent l'attendre. Que ce territoire s'ouvre à ceux qui le respectent. Que cette île, si l'on veut bien lui donner la main, offre en retour ce qu'aucun autre lieu ne peut offrir.

Poursuivre la découverte

Pour prolonger la lecture et approfondir l'univers de la Corse contemporaine, voici une sélection d'articles éditoriaux TAFANELLI qui complètent celui-ci :

Le GR20, c'est la Corse dans ce qu'elle a de plus radical, de plus vertical, de plus mystique. Un sentier qui traverse une île comme une colonne vertébrale traverse un corps. Et ce jeudi 9 juillet 2026, François D'Haene a écrit une nouvelle ligne dans son histoire, en 29 heures 46 minutes.

Que vous soyez traileur, randonneur, ou simplement amoureux de la Corse, cette date restera. Elle restera parce qu'elle nous rappelle que notre île n'a pas fini de faire naître des histoires. Elle restera parce qu'elle nous rappelle que les grands récits sportifs, comme les grandes œuvres artisanales, se construisent dans la durée et le respect du terrain. Elle restera parce qu'elle nous rappelle, en somme, ce que nous essayons de faire chaque jour avec TAFANELLI.

Pour retrouver l'ensemble de notre collection actuelle, direction tafanelli.fr. Livraison offerte en France métropolitaine, expédition dans la journée pour toute commande passée avant 14h.

A PRESTU,
TAFA

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